« Une arme pour bléssés grave!»






lundi 29 novembre 2010

Le droit à l'ineptie!

Une intervenante sur france-inter, la trentaine, elle tient une rubrique dans laquelle ce matin elle commence ainsi:



" Interdire le voile intégral, c'est comme interdire la barbe pour les hommes ou la soutane pour les pédophiles"!

sophia aram france inter





Comment, dans ce pays, au 21éme siècle on permet à des gens de sortir des conneries comme ça!?
C'est quoi la liberté de la presse en somme, la liberté de dire n'importe quoi ou bien la liberté de ne rien interdire à personne!?

C'est comme la démocratie, chacun à le droit de donner son petit bout d'opinion et c'est ça qui compte. Que l'on comprenne les tenants et aboutissants ça c'est accessoire. Ce qui compte c'est d'exercer son droit, comme une partie gratuite, il faut rejouer!

Contrairement à l'érection d'un mur où l'on ne veut pas d'une brique malade, friable et de mauvaise qualité; ici ce qui compte c'est que le premier trépané puisse dire "caca anus vomi"!

Car nous sommes dans un pays "libre" ne l'oubliez pas, libre de bon sens, d'identité, d'histoire et d'unité; où seul "Le Droit" à une quelconque valeur!



Loin de moi l'idée de faire du fascisme retrograde, mais tout de même une espèce de "filtre" permettant aux gens de ne pas perdre leur temps lorsqu'ils allument la radio serait le bien venu!

vendredi 19 novembre 2010

Paris sommé de négocier avec Ben Laden

Ou comment la lie de l'humanité communique gratuitement son allégeance à ben laden via les canaux français. Il y a vraiment de quoi rire quand les traine patins les gratte culs et autres peigne zizis sont pris au serieux par la presse française.


«Si vous voulez que vos citoyens qui sont prisonniers chez nous soient sains et saufs, alors vous devez vous dépêcher et retirer vos soldats d'Afghanistan selon un calendrier précis que vous rendrez public»

Abdelmalek Droukdel
J'en ris encore.
La force et l'honneur au bout de ma bite!


http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/19/01003-20101119ARTFIG00303-otages-au-mali-paris-somme-de-negocier-avec-ben-laden.php

mardi 19 octobre 2010

Nègre je suis, nègre je resterai

L’arabe menteur, l’arabe voleur, le chinois travailleur mais sale, le juif cupide, la française sexuellement libre, le latino chaud lapin, la négresse panthère, la négresse lascive, le nègre danseur, le nègre rieur, le nègre footballeur, le nègre paresseux… strike ! En cherchant un peu, on pourrait en trouver d’autres, des idées à fournir à monsieur Jean-Paul Guerlain pour son petit précis de clichés racistes. C’est donc celui du nègre fainéant, bon à rien, qu’il aura choisi de nous servir, dans un silence sidérant, sur le plateau du 13 heures de France 2 vendredi dernier.

« J’ai travaillé comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… ». C’est la deuxième partie de la phrase, 13 mots, qui lui valent... quoi au juste ? On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d’émoi, d’indignation. Seule Christine Lagarde a réagi. Pour les autres, on attend encore. En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu’aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s’en émeuve. Oh, les associations font leur job, qui menacent de porter plainte. Mais qui parle de racaille ? De scandale ? De honte ? D’obscénité ? De crachat ? Le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté à la figure non pas seulement de tous les Noirs d’aujourd’hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d’océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde. Ces millions de personnes asservies, avilies, déshumanisées, pendant quatre siècles, réduites au rang de bras et de mains destinées aux champs de coton, aux champs de canne, à la morsure du fouet ou celle du molosse, tous ces esclaves, vendus comme une force de... travail ! Pas des hommes, non, ni des pères, ni des mères à qui l’on arrachait leurs enfants pour en faire d’autres bêtes de sommes, pas des humains, mais des outils, du matériel. Des marchandises.

Cher monsieur Guerlain, vous dont l’un des parfums suffisait, à lui seul, à rassurer l’enfant que j’étais quand sa mère s’absentait, vous dont le nom m’a accompagnée, de mère en fille, de sœur en sœur, aussi loin que remontent mes souvenirs et dont je ne pourrai plus, jamais, porter la moindre fragrance, moi négresse, je vous relis, je vous dédie ces quelques lignes, signées Aimé Césaire : « Vibre… vibre essence même de l’ombre, en aile en gosier, c’est à forces de périr, le mot nègre, sorti tout armé du hurlement d’une fleur vénéneuse, le mot nègre, tout pouacre de parasites… le mot nègre, tout plein de brigands qui rôdent, de mères qui crient, d’enfants qui pleurent, le mot nègre, un grésillement de chairs qui brûlent, âcre et de corne, le mot nègre, comme le soleil qui saigne de la griffe, sur le trottoir des nuages, le mot nègre, comme le dernier rire vêlé de l’innocence, entre les crocs du tigre, et comme le mot soleil est un claquement de balle, et comme le mot nuit, un taffetas qu’on déchire… le mot nègre, dru savez-vous, du tonnerre d’un été que s’arrogent des libertés incrédules ».

Aimé Césaire qui, à l’insulte, répondit aussi un jour : « Eh bien le nègre, il t’emmerde ! ».

Extraits du poême "Mots", du recueil Cadastres, d'Aimé Césaire.

par Audrey Pulvar

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/a-rebousse-poil/index.php?id=96625

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