"Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne."
Charles de Gaulle, cité par Alain Peyrefitte, 1959
(Quiconque prononcerait cette phrase pendant un débat télévisé aujourd'hui signerait son arrêt de mort médiatique).
"Je suis un homme de sang mêlé à la tête d'une nation métissée"
Nicolas Sarkozy, cité par Eric Besson, 2009
La France a une longue histoire faite de luttes, de guerres, de passions et de larmes, mais nous aurons bientôt réussi à la défigurer et à la rendre méconnaissable en moins d'un siècle, par naïveté, par faiblesse et par lâcheté. Avant notre pays ou notre identité, ce sont nos mentalités qui ont été soumises, sans coup férir, sournoisement, par ceux qui ont fermé les yeux, toléré ou encouragé la mort de la France. Si on en vient à réfléchir à ce qui fait de nous des français, cela signifie que c'est déjà trop tard.
“Il vaut mieux qu’un peuple périsse dans un combat honorable, car après un tel effondrement viendra la renaissance. Mais malheur au peuple qui se soumet de bon gré à la honte de l’esclavage et du déshonneur! Un tel peuple est perdu.”
Clausewitz
« Je m’insurge contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme et des attitudes normales, légitimes même, en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d'individus l'effet nécessaire d'un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de la penser au-dessus de toutes les autres et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement. Si comme je l'ai écrit ailleurs, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi : elles ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité. »
Claude Levi-Straus, Le regard éloigné, 1983.
Je vous encourage à lire les contributions des internautes sur le site du
grand débat sur l'identité nationale. N'hésitez pas à poster (vous ne serez peut-être pas censuré, c'est un débat libre et national mais tous les avis ne sont pas pris en compte. Ils faut d'abord que votre définition de ce que vous pensez être soit lue et validée).